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Manga

Museum de Ryosuke Tomoe

Je continue ma découverte de l’univers manga et je me suis donc plongée dans Museum (Killing in the rain) de Ryosuke Tomoe. Cette série est la première de ce mangaka de 36 ans qui a déjà son univers et son style bien à lui. Avec Museum, il nous délivre un thriller policier glauque et captivant.

Museum est disponible en deux formats différents : une première édition de 3 tomes au format manga standard et une seconde édition en 2 tomes, grand format, agrémentée de chapitres bonus. C’est cette seconde édition que j’ai pu découvrir.

4ème de couverture

Une femme dévorée par des chiens, un homme découpé en petits morceaux… Une série de meurtres, un seul indice… une signature sur chaque scène, un petit message laconique, un verdict inscrit sur un papier. Le lieutenant Sawamura, secondé par le sergent Nishino, enquête mais manque cruellement de pistes. Et pour ne rien arranger, Sawamura n’arrive plus à joindre sa femme qui a quitté le domicile conjugal avec leur fils…

Gare à la grenouille

Le lieutenant Sawamura est passionné par son métier. Officier de police brillant, il se donne corps et âme pour son boulot. Une dévotion si grande qu’il réagit trop tard lorsque sa femme et son fils partent, lassés de ne jamais partager de moments en sa compagnie. Alors que Sawamura se remet difficilement de cette séparation, une série de meurtres va le confronter à l’impensable.

Tout commence par la découverte du corps sans vie d’une jeune femme dévorée vivante par une meute de chiens affamés. A côté de son cadavre, les inspecteurs découvrent un message énigmatique « La sentence de la pâtée pour chien ». Alors que l’enquête n’en est qu’à ses prémices, les meurtres vont se succéder révélant à chaque fois une nouvelle mise en scène macabre et une nouvelle sentence.

Très vite, il est évident que le tueur se voit comme un justicier, les messages déposés sur les scènes de crimes en sont la preuve. Mais comment choisit-il ses victimes ? Pourquoi n’attaque-t-il que les jours de pluie, affublé de cet effrayant masque de grenouille ? Sawamura ne se doute pas que la traque va prendre une tournure personnelle qu’il n’aurait jamais souhaité vivre.

Un visuel impeccable

Pour moi, un des points parfois négatifs des mangas est le dessin quelques fois trop dense. Parfois je me perds dans les détails, essayant de comprendre les mouvements des personnages, les décors. Cela peut être nécessaire et réussi mais cela peut également desservir la narration. Dans Museum, le trait de crayon de Tomoe est juste parfait. Les pages sont claires, limpides tout en étant précises. Le dessin accompagne merveilleusement l’action et on se laisse porter par cette histoire d’une noirceur abominable.

Certaines pages, bien identifiables, encadrées de noir, permettent de revivre les souvenirs de Sawamura. Il ne s’agit pas uniquement de la traque d’un tueur fou, c’est également la repentance d’un homme qui a négligé sa femme, son fils et qui donnerait tout ce qu’il possède pour vivre à nouveau à leur côté.

En bref

Dès les premières pages, j’ai été plongée dans cette histoire sombre, humide et oppressante. Ce thriller, mené de manière remarquable, n’est bien sûr pas sans rappeler le célèbre Seven de David Fincher. Je pense qu’il convient de préciser que ce manga est destiné à des lecteurs avertis. La violence, les souffrances physiques et psychologiques transpirent au travers des dessins et certaines pages sont véritablement bouleversantes. Pour moi, une vraie pépite que je vous recommande chaudement !