IMG_0957
Thriller psychologique

L’inconnue de l’équation de Xavier Massé

Comme toujours pour les romans relativement courts, la chronique ne sera pas très longue. Non pas qu’il n’y ait rien a dire dessus, mais simplement parce que je ne veux pas trop vous spoiler et vous laisser entier le plaisir de la découverte.
Juste une petite digression concernant la dédicace de l’auteur au début du livre. Je l’ai trouvée magnifique et elle m’a profondément bouleversée avant même de débuter ma lecture.
En route pour cette chronique de L’inconnue de l’équation de Xavier Massé publié aux éditions Taurnada.

4ème de couverture

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d’interrogatoire, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

Un véritable page-turner

Xavier Massé nous entraîne dans le registre du huis-clos et plus précisément dans celui des salles d’interrogatoire. Les deux personnes interrogées sont l’inspectrice Binger (qui nous parle à la première personne) et Mireille, la mère de François, le père de famille retrouvé mort avec sa femme et son fils. Toutes les deux étaient présentes lors du drame. Toutes les deux ont des réponses aux questions des inspecteurs. Petits à petits entre scènes d’interrogatoires et flashbacks, la toile du récit va se tisser.

L’histoire nous happe dès les premières lignes et il est juste impossible de ne pas continuer de tourner les pages encore et encore. Le rythme est magnifiquement orchestré entre les phases se déroulant dans le présent et celles nous relatant le passé. L’auteur joue habilement avec les révélations des deux témoins qui ne savent pas qu’elles sont interrogées en même temps dans deux salles côte à côte.

4 heures. Les policiers n’ont que 4 heures avant que les témoins ne quittent le commissariat. Seulement 4 petites heures pour démêler le passé de toute une famille. Après quoi il faudra laisser partir ces deux témoins ou bien les informer d’une mise en garde à vue. Mais pour cela faut-il encore trouver des éléments à charge.

Sans trop vous en dire, la fin est complètement bluffante, inimaginable. Mon niveau de stupéfaction était au degré maximal. J’ai refermé le livre en me disant : la vache ! Je n’ai vraiment rien vu venir !

Migue finit par prendre sa tête entre ses mains. Ecoeuré, épuisé, il se sentait impuissant sur cette enquête et avait la théière au bord de l’explosion. Il y avait forcément quelque chose, là, devant lui, enfoui, dans ces dossiers, qui formait une véritable équation. 

Quelque chose qu’il ne pouvait pas voir, une chose qu’il ne maîtrisait pas…

Une inconnue.

En bref

J’adore les huis-clos. Ce n’est plus un secret si vous me suivez depuis quelques temps. Mais de fait, je suis encore plus difficile sur ce registre. Pour le coup c’est une vraie réussite. Captivée par l’histoire, j’avais moi aussi l’impression d’être derrière ces vitres sans teint à écouter les récits des témoins, à chercher les incohérences et les mensonges dans leurs récits. J’ai dévoré ces 230 pages d’une seule traite un dimanche après-midi pluvieux. Le livre sort directement au format poche le 16 mai. Je vous le recommande chaudement. Saurez-vous résoudre cette mystérieuse enquête, cette improbable équation avant les dernières pages ? 😉