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Thriller psychologique

Il était une fois mon meurtre d’Emily Koch

Emily Koch est journaliste. Il y a quelques années elle a subi un accident. Fauchée par une voiture sur un passage piéton, elle a passé de longues semaines à l’hôpital à se battre, à réapprendre à marcher et à vivre. De là est née l’idée de ce roman. L’histoire de cette homme piégé dans un lit d’hôpital, dans son propre corps. Un huis-clos psychologique on ne peut plus original. Pourtant, la mayonnaise n’a malheureusement pas pris avec moi.

4ème de couverture

Comment élucider son propre meurtre ? Alex est dans le coma depuis deux ans, à la suite d’un accident d’escalade. Sa petite amie Bea, ses parents et sa soeur envisagent l’arrêt des soins comme il ne réagit à rien autour de lui. Mais en réalité, Alex est parfaitement conscient : son corps est certes inerte, mais son esprit est vif, et il entend tout ce qui se passe autour de lui. Quand un jour, Alex surprend deux policiers dans sa chambre, puis Bea se plaindre de se sentir suivie dans la rue, il comprend que le danger les menace tous deux.

En se replongeant dans ses souvenirs fragmentés, et au fil de phrases perçues ici et là, Alex commence à douter que sa chute n’ait été qu’un accident. Mais comment faire pour sauver sa peau, et celle de sa petite amie, en étant cloué à son lit d’hôpital ? 

Un thriller d’une grande intensité qui se lit comme un puzzle que l’on recompose, aidé d’un narrateur bouleversant, et unique en son genre.

 Trop de digressions

L’auteure prend une prise de risque assez audacieuse : mettre en place un thriller psychologique dont le personnage principal est un homme dans le coma, c’est plutôt osé. Alex est dans un état végétatif depuis deux ans suite à une chute durant une séance d’escalade. Si tous les médecins pensent qu’il n’a aucune perception du monde qui l’entoure il n’en est rien. Alex entend tout, sent tout et peut même entrevoir les silhouettes. Mais seul son esprit est en marche. Son corps lui est intégralement paralysé. Au détour de visites dans sa chambre et de conversations entendues, il va comprendre que son accident n’en était peut-être finalement pas un.

Comme toujours lorsque j’ai une déception livresque, je ne vais pas trop disserter mais simplement vous expliquer en quelques mots pourquoi ce livre et moi on ne s’est pas trouvé. Concrètement, je me suis vraiment ennuyée. Alex est prisonnier à l’intérieur de sa tête, donc il pense, beaucoup, beaucoup trop. Le roman est sens cesse ponctué de digressions, de flash-back qui souvent n’apportent pas grand-chose – si ce n’est rien – à la trame principale. Finalement, les « moments médicaux » m’ont plus intéressé que « l’enquête » d’Alex pour élucider sa propre tentative de meurtre. La seule chose qui m’a poussée à lire le roman jusqu’au bout c’est cette question qui n’a rien à voir avec le meurtre : Alex va-t-il se réveiller ?

Je ne vous cache pas que j’ai lu certaines pages en diagonal tant j’avais hâte que l’auteure en vienne au fait. Hormis Alex, j’ai trouvé les personnages superficiels, plats, trop peu développés sur les éléments qui auraient permis qu’on s’intéresse à eux. Quant à la fin… J’en aurais voulu une autre. Mais ça, c’est purement subjectif.

La seule chose dont j’étais vraiment capable, apparemment, c’était de pleurer. De véritables larmes ruisselaient sur mes joues quand j’étais triste ou que je souffrais beaucoup. Mais à chaque fois, ils s’évertuaient tous – les infirmières, mes proches, Bea – à les essuyer, persuadés que je pleurais par réflexe mécanique. Personne ne remarquait jamais qu’il existait un lien entre mes larmes et ce qui se disait ou se passait autour de moi.

En bref

Malgré une deuxième moitié un peu plus rythmée, Il était une fois mon meurtre n’a pas su capter mon attention. L’idée de base est originale, malheureusement l’auteure s’est perdue trop souvent dans des digressions qui ont alourdi sans cesse l’histoire. Peut-être que je n’ai pas lu ce roman au bon moment ? Peut-être que je n’ai pas réussi à me mettre assez dans la peau d’Alex, dans sa manière de penser ?

Comme toujours, si ce roman vous tente, ne m’écoutez pas et faites-vous votre avis dessus. Je sais que de nombreux lecteurs l’ont apprécié. Il en faut pour tout le monde mais celui-ci n’était pas pour moi ☺