Post-apocalyptique

Extremity de Daniel Warren Johnson

Il y a des albums qui parfois passent un peu inaperçu dans le flot des parutions. C’est le cas pour Extremity. J’ai beau surveiller régulièrement les nouveautés BD, je n’en avais pas entendu parler à sa sortie au mois de mars. J’ai pu découvrir cet album des éditions Delcourt grâce à une opération « Masse critique » du site Babelio et j’en suis vraiment contente car ce fut une belle découverte.

4ème de couverture

Thea est une rêveuse. Elle ne rêve pas d’une vie meilleure, mais de vengeance sur le clan qui a décimé sa famille. Mais ce sont des combats sauvages et sanguinaires impliquant des hommes, des machines de guerre et des monstres qui l’attendent au bout de ce chemin. Cette guerre va opposer les Paznina, les Roto et Thea va vite comprendre que dans une guerre, il n’y a jamais de vainqueur…

Le goût de la vengeance

Dans un monde post-apocalyptique ou des territoires entiers se sont élevés dans les airs, Thea est la fille d’un chef de clan nomade : les Roto. Lors d’une attaque, leurs ennemis jurés, les Paznina, ont tué la mère de Thea et coupé sa main. Pour Thea qui était passionnée de dessin et apportait par ce biais le bonheur à la tribu, c’est un désespoir immense. Pour son père, c’est un affront qu’il faudra laver quelque en soit le prix.

Cet album c’est avant tout une histoire de vengeance. Une réflexion qui amène à se demander si la violence peut vraiment être vaincue par la violence. Mais c’est également le parcours d’une jeune fille, qui va devoir se faire sa place dans un monde à feu et à sang. Une jeune fille qui devra choisir entre les liens du sang et la construction de sa propre identité.

Les dessins sont magnifiques, détaillés et somptueusement mis en couleur par Mike Spicer. Les planches parfois très dures et sanglantes laissent aussi la place à des dialogues très travaillés et des moments de narration passionnants.

En bref

Si l’histoire et notamment la fin sont finalement assez classiques et convenus, cet album one-shot n’en demeure pas moins une excellente découverte. Les presque 300 pages se lisent d’une traite, portée par une héroïne attachante, intéressante et charismatique. Fort d’un univers riche et travaillé, Extremity est une BD extrêmement divertissante que je suis ravie d’avoir découverte. Si vous aimez les univers post-A à la Mad-Max alors celle-ci pourrait fortement vous plaire.