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Série TV

Desperate Housewives : une série intemporelle ?

En ce moment, je travaille de chez moi et je voulais regarder une série que je pouvais mettre dans un petit coin de mon écran. Une série que je pourrais regarder toute la journée sans me lasser. Une série avec de nombreuses saisons. Je voulais un « guilty pleasure » comme je les aime. Alors j’ai jeté mon dévolu sur Desperate Housewives et j’ai entrepris de regarder à nouveau les 8 saisons de cette série que j’aime tant.

Ce qui se cache derrière les portes

Dans le quartier de Wisteria Lane, une jolie petite banlieue américaine, les pelouses sont bien vertes, les maisons très chics, les muffins délicieux et les commérages et les secrets battent leur plein.

Pendant 8 saisons on va suivre les 4 voisines les plus caricaturale et les plus attachantes que j’ai pu voir à la télé. Gabrielle, l’ex top-modèle superficielle, Bree, la femme au foyer bourgeoise, puritaine et qui se veut irréprochable, Susan, la romantique complètement loufoque et Lynette, mère de 5 enfants, obligée de sacrifier sa carrière pour prendre soin de sa famille.

Toute cette longue histoire démarre lorsque Marie-Alice, une des meilleures amies du quator infernal se suicide d’une balle dans la tête sans que rien ne l’est laissé présager. Le point de départ d’une prise de conscience collective : que se passe-t-il derrières les portes, lorsque les familles sont au chaud chez elles, loin des regards.

Il serait difficile de décrire plus l’histoire sans spoiler où se perdre dans les centaines de storyline que nous propose le réalisateur Marc Cherry tout au long des saisons. Ce que je peux vous dire c’est que quand on commence on ne peut plus s’arrêter.

Des thématiques intemporelles

Marie-Alice, morte au tout premier épisode, sera pendant 185 épisodes, la voix-off de la série, l’ange gardien qui nous conte les histoires des habitants de Wisteria Lane. Et dans ce quartier tout sauf tranquille, Marie-Aline en aura beaucoup des histoires à nous raconter. Les thématiques abordées sont très variées et c’est aussi pour ça que j’aime autant cette série : elle propose une palette d’émotions et de sujets tellement différents.

Si la série nous offre bien évidemment de l’amour, du mariage, du divorce et de la vengeance en pagaille, elle aborde aussi des sujets plus compliqués de manière subtile et touchante. Ainsi, dans cette banlieue chic, on verra souvent s’affronter deux Amériques, l’une puritaine et conservatrice, l’autre plus progressiste. C’est au travers de ces deux prismes que seront abordés par exemple les thèmes de l’homosexualité, de la découverte de la sexualité, de la grossesse, de l’avortement, du port d’armes. La série a souvent été qualifié de « réac » ou d’ode aux républicains conservateurs. Je pense que ceux qui ont écrit ces articles n’ont pas sur lire entre les lignes des scénarios. Sous son aspect divertissant, la série demande tout de même un petit effort. Comme les habitants du quartier, le téléspectateur doit gratter la surface pour découvrir toute la vérité.

En bref

Desperate Housewives s’est terminée en 2012 et depuis ce doit être la 3ème fois que je la regarde de nouveau, toujours avec le même plaisir. Cette série sait me faire rire, me faire réfléchir et me faire pleurer comme aucune autre. Elle a su me faire développer un attachement aux personnages tellement fort que durant 8 saisons j’ai l’impression de vivre avec eux à Wisteria Lane. Je suis certaine qu’à 40 ans un jour je me dirais encore : « Et si je me regardais encore l’intégrale de Desperate Housewives ? Gaby, Bree, Lynette et Susan me manquent… »

5/5